Ostéoporose la prévention
Ostéoporose, une véritable épidémie silencieuse
L’ostéoporose se définit comme une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse, avec non seulement une perte minérale mais aussi une altération de l’architecture du tissu osseux, telle qu’elle expose à un risque de fracture.
Cette maladie sournoise car indolore et silencieuse touche plus de 4 millions de femmes en France, 1 femme sur 3 après 50 ans mais seulement 600 000 d’entre elles en ont pris connaissance et se font suivre. Pourquoi silencieuse ? Parce que le premier symptôme sera la survenue d’une fracture. Cette maladie est responsable chaque année d’environ 50 000 fractures du poignet, 60 000 fractures de vertèbre et 60 000 du col du fémur.
L’os se renouvelle tout au long de la vie et on sait qu’il existe physiologiquement un équilibre dynamique entre le processus de destruction d’os ancien, assuré par des cellules appelées ostéoclastes et le processus de construction d’os nouveau et de minéralisation (ostéogénèse), fruit de l’activité des ostéoblastes. Tous ces phénomènes sont contrôlés par différentes hormones, dont les estrogènes, en fonction de la disponibilité nutritionnelle en calcium et en protéines.
La masse osseuse atteint sa densité maximale à la fin de l’adolescence puis on constate qu’elle diminue plus ou moins régulièrement mais en tout cas significativement et inéluctablement avec l’âge. Ce phénomène est donc considéré comme physiologique (ostéopénie physiologique) et les femmes ménopausées lui payent un lourd tribu en effet une perte osseuse due à la ménopause vient s’ajouter à ce phénomène physiologique lié à l’âge qui débute vers l’âge de 20 ans.
La carence en estrogènes augmente la vitesse du remodelage osseux mais va également provoquer un déséquilibre : les cellules osseuses sont détruites plus vite qu’elles ne sont reconstruites. On assiste alors à une accélération de la perte osseuse qui s’accentue dans les cinq premières années de la ménopause et se poursuit après 60 ans.
L’os perd de sa solidité car il fixe moins le calcium; le squelette devient poreux, fragile, cassant. Si au fur et à mesure des années la perte osseuse est trop importante, il y a risque de fracture.
L’ostéoporose frappe essentiellement le bassin, la colonne vertébrale et les côtes. D’autres os peuvent être touchés comme le poignet et le col du fémur. la fracture du col du fémur est la plus dangereuse: 80% des fractures du col du fémur sont dues à l’ostéoporose et 15% des femmes frappées décèdent dans l’année.
Prévention ostéoporose
Ostéoporose … un réel problème de santé publique! Il y a urgence à généraliser les moyens préventifs capables de retarder la maladie.
N’attendez pas la fracture ! Priorité au dépistage qui passe par l’ostéodensitométrie osseuse. Cet examen indolore permet de savoir si on court un risque, si on est en osteopénie ou si on est déjà atteinte d’ostéoporose
La perte de masse osseuse est la conséquence de plusieurs facteurs : le facteur hormonal (carence estrogénique de la ménopause, hyperthyroïdie) mais aussi la sédentarité, le tabagisme, l’excès de consommation d’alcool, la réduction de la ration calcique par une consommation insuffisante de fruits et légumes, sans oublier la diminution de l’absorption du calcium due au vieillissement et à des apports insuffisants en vitamine D.
La prévention de l’ostéoporose passe, bien sûr, par l’optimisation du capital osseux constitué pendant l’enfance et l’adolescence et la lutte contre les facteurs de risque. Il faudra pallier également la carence estrogénique. Le traitement hormonal de la ménopause, THS Bio identique reste le meilleur traitement préventif de l’ostéoporose.
La prévention passe par une activité physique régulière, favorable non seulement au cœur, aux vaisseaux et aux muscles, mais également capitale pour le bien-être des os. Le maintien d’une activité physique stimule l’ostéogénèse. En se contractant, les muscles tirent sur les os, favorisant ainsi leur solidité.
Les femmes actives présentent de 20 à 40 % de risques de fracture en moins que les femmes sédentaires. Le Grio (Groupe de Recherche sur l’Ostéoporose) préconise la marche à pied rapide (avec un petit sac à dos d’un à deux kilos placé à la jonction du dos et des reins).
La prévention de l’ostéoporose passe par l’assiette et le respect de l’équilibre acido basique. Notre alimentation moderne: trop de viande, trop de charcuterie, trop de sel, trop de céréales, trop de produits laitiers, trop de sucres d’index glycémique élevé (sucre blanc, confiseries, sodas…) et pas assez de fruits et légumes nous acidifie, autrement dit, nous met en acidose.
Les systèmes tampon de l’organisme chargés de gérer tout cet excès d’acide sont souvent débordés et notre organisme va puiser les minéraux comme le calcium par exemple dans nos os, nos ongles, nos cheveux pour fabriquer des sels neutres… mission accomplie côté neutralisation mais bonjour les dégâts côté déminéralisation.
Depuis une dizaine d’années on s’intéresse à la vitamine K2 pour la prévention et même le traitement de l’ostéoporosepour son rôle, entre autre, dans l’assimilation et la fixation du calcium. Cette précieuse vitamine est produite par des bactéries du colon… à condition que la flore intestinale soit saine, ce qui est loin d’être le cas chez la plupart des personnes.
Le conseil prévention ostéoporose de notre Docteur en Pharmacie
Quand on pense solidité des os, on pense en priorité au calcium du bon lait et des produits laitiers et à la soit disant nécessité de consommer 3 ou 4 produits laitiers par jour… Mauvaise pioche !!!
Il serait beaucoup plus bénéfique pour le bien-être de nos os de privilégier le calcium des légumes verts (chou 429 mg/100g, épinard (112), des céréales et légumineuses complètes, des fruits (figue, fruits rouges, agrumes), des fruits à coque (amande 254, noisette 225), des graines de sésame (1000 mg/100g), des poissons gras comme la sardine (400 mg/100g) dont on n’abusera pas non plus car elle est acidifiante et du saumon (228 mg/100g). On pensera calcium des produits de la mer comme les crevettes, les moules (110mg/100g), les huitres.
Il serait bénéfique d’avoir la main plus légère sur la salière. 82% des françaises consomment trop de sel qui entraine une forte fuite de calcium.
Et si on découvrait d’autres saveurs! Celles des aromates, des épices et des herbes aromatiques comme la marjolaine, le basilic, le thym, la sauge, la cannelle, le romarin, l’estragon, le persil (200 mg/100g), la ciboulette… des mines de calcium.
La bonne pioche sera de miser sur le magnésium qui est un élément constitutif de l’os. Il favorise la fixation du calcium et agit positivement sur la constitution et la minéralisation de l’os.
On misera aussi sur le potassium qui permet de combattre l’acidité de l’organisme et sur… le zinc qui joue un rôle important dans la multiplication cellulaire de l’os et dans la fabrication du collagène de la trame osseuse.
On veillera à ne pas manquer de vitamine D qui améliore l’absorption intestinale de calcium et côté vitamine on pensera aussi à la vitamine K2 que l’on trouve principalement dans les aliments issus d’un processus de fermentation comme les fromages, les yaourts, les huiles de poisson, la sauce nuoc-mam, le miso (pâte de soja fermenté) et le natto (haricot de soja fermenté), un aliment très populaire au Japon. Les japonaises n’en manquent pas et elles ne sont pas touchés par l’ostéoporose comme nous le sommes en Occident.
On misera enfin sur les Omega 3 (EPA et DHA) qui améliorent l’effet de la vitamine D, inhibent l’action des cellules qui dégradent l’os, réduisent les pertes de calcium (excrétion urinaire) et améliorent sa fixation sur l’os.
Méthode Jocker: soignez votre ostéoporose
Au fur et à mesure que passe la quarantaine, ces mots deviennent de plus en plus familiers.
Vitamine D, immunité et bien-être !
Ca-pi-ta-le !
La vitamine D, vitamine de l’immunité, indispensable pour le bien-être notamment osseux…
Mais pas seulement
Son rôle est capital dans la prévention de l’Ostéoporose car elle favorise l’absorption du calcium et la fixation de ce dernier sur les os, elle joue aussi et surtout un rôle majeur dans l’activation de notre système immunitaire mais pas seulement…
Vos papiers !
De récentes recherches scientifiques ont révélé que les lymphocytes T, les cellules Tueuses qui défendent le système immunitaire sont dans l’incapacité de reconnaître les agents pathogènes qui menacent notre santé quand les taux de vitamine D dans le sang sont bas.
Ce rôle dans le développement et le maintien de notre système immunitaire font d’elle un acteur principal dans la prévention et le traitement de nombreuses maladies comme :
- la grippe et les états grippaux
- la dépression
- l’hypertension et les maladies cardiovasculaires
- la sclérose en plaque (SEP)
- le diabète de type 2: La vitamine D stimule l’activité du pancréas qui produit l’insuline, l’hormone qui fait diminuer le taux de sucre sanguin.
- l’ostéoporose
- les maladies rhumatismales
- la maladie de Parkinson
- les maladies auto-immunes…
et on parle même de vitamine anti chute car elle améliore la force musculaire et l’équilibre.
Des résultats d’études récentes montrent qu’un supplément de vitamine D serait efficace dans les maladies inflammatoires de l’intestin: maladie de Crohn, rectocolites hémorragiques.
Vitamine du soleil
On l’appelle la vitamine du soleil car notre organisme la fabrique au niveau de la peau grâce au soleil et plus particulièrement grâce à l’action des rayonnements ultraviolets. Sous l’effet des UVB, un dérivé du cholestérol (7 dehydrocholesterol) va se transformer en cholecalciférol (vitamine D3).
L’été, tout va bien, une exposition au soleil 15 à 20 min peut générer jusqu’à 15 000 UI de vitamine D3 et il est inutile de s’exposer des heures pour faire le plein de vitamine D.
Le hic, c’est à partir de la mi Octobre jusqu’à la mi avril, du fait de la latitude de la France et de l’angle des rayons solaires…
Nous manquons de vitamine D et on estime que 4 personnes sur 5 seraient carencés en vitamine D.
Dans l’assiette on trouve cette vitamine surtout dans les poissons gras (que l’on préfèrera sauvages) comme le saumon et l’anguille mais aussi dans les sardines, le thon, les harengs, la limande, le maquereau, la sole, les anchois. Pour absorber 800 UI par jour, c’est « mission impossible ».
Il faudrait engloutir en une semaine 350 tranches de foie de veau, ou 154 œufs ou 140 sardines à l’huile. Pensez à l’huile de foie de morue qui est la source alimentaire la plus riche en vitamine D3 (cholécalciférol) mais sans en abuser car elle contient beaucoup de vitamine A.
A l’entrée de l’hiver, n’oubliez pas que cette vitamine D permet d’éviter de nombreuses petites misères comme les dépressions saisonnières, les rhumes, les grippe.
Quand la vitamine D est en quantité suffisante dans le sang, on assiste à
- moins de cancers
- moins d’infarctus
- moins de chutes et moins de fractures
- moins d’infections
- moins de dépressions
Pour en savoir + lire l’excellent ouvrage du Dr Brigitte Houssin aux Editions Souccar: Vitamine D mode d’emploi
Quand prendre un supplément ?
Surtout quand nos réserves d’été sont épuisées, d ‘Octobre à Avril, en automne et hiver.
La seule façon de limiter les carences c’est un apport de vitamine D3 (cholecalciférol) sous forme de comprimé ou d’ampoules : 1000 UI quotidien, ou de 80 000 ou 100 000 unités toutes les 3 ou 4 semaines, sur prescription médicale.
Il est nécessaire pour cela de faire un dosage sanguin qui évaluera la carence et renseignera sur la posologie adéquate… en général, une ampoule d’Uvedose tous les 3 mois d’Octobre à Avril… et le tour est joué !
Pourquoi sommes nous carencés ?
La faute à notre mode de vie : autrefois on se déplaçait à pieds ou à vélo et on faisait le plein de soleil sans même s’en rendre compte alors qu’aujourd’hui on saute dans la voiture ou dans le métro, on travaille dans des bureaux et notre peau ne voit plus le soleil.
D’autre part toutes les campagnes de préventions sur les méfaits du soleil, la recrudescence des cancers de la peau ne sont pas des bonus pour nous motiver à profiter de ses rayons.
La vérité sur le Soleil :
Le soleil n’est ni notre ami ni notre ennemi :
Lire « Soleil, mensonges et propagande » du Docteur Brigitte Houssin Editions Souccar.
L’article: Le soleil oui, mais
Publié par Dr Patricia Pacaut, PharmaSurf.


Les personnes concernées sont

PERMEAPROTECT





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